Pompe à chaleur air/air : une TVA réduite à 5,5 % depuis juillet 2026
Depuis le 18 juillet 2026, certaines pompes à chaleur air/air bénéficient d’une TVA réduite à 5,5 %, contre 20 % auparavant pour l’équipement. Cette évolution rend la climatisation réversible plus accessible, mais elle reste soumise à plusieurs conditions techniques.
Qui peut bénéficier de cette TVA réduite ?
Le taux de 5,5 % concerne les travaux réalisés dans un logement :
- achevé depuis plus de deux ans ;
- utilisé comme résidence principale ou secondaire ;
- occupé ou destiné à être occupé à l’issue des travaux.
Il peut profiter aux propriétaires occupants, propriétaires bailleurs, locataires, occupants à titre gratuit, SCI et syndicats de copropriétaires. Il n’existe pas de condition de revenus.
Pour que le taux réduit s’applique à l’équipement, la pompe à chaleur doit être fournie et installée par une entreprise. Un appareil acheté directement par le particulier reste soumis à une TVA de 20 %, même si sa pose peut éventuellement bénéficier d’un taux réduit.
Toutes les PAC air/air sont-elles concernées ?
Non. Le dispositif concerne les pompes à chaleur air/air réversibles, fixes et installées durablement dans le bâtiment. Elles doivent également respecter des exigences de performance, de pilotage numérique et de fluide frigorigène.
Pour les appareils d’une puissance inférieure ou égale à 12 kW, la classe énergétique minimale demandée est notamment :
- A++ en chauffage et en refroidissement pour un mono-split;
- A+ en chauffage et en refroidissement pour un multi-split.
Il est donc indispensable de vérifier l’éligibilité du modèle sur le devis. Ces conditions ont été précisées par l’arrêté du 13 juillet 2026, entré en vigueur le lendemain de sa publication au Journal officiel.
Pourquoi rénover avant d’installer une PAC ?
Une pompe à chaleur produit efficacement de la chaleur, mais elle ne corrige pas les déperditions du logement. Dans une habitation mal isolée, elle devra fonctionner davantage, avec une consommation électrique plus importante et un confort parfois insuffisant.
Avant son installation, il est recommandé d’étudier en priorité :
- l’isolation des combles ou de la toiture ;
- l’isolation des murs et des planchers bas ;
- l’étanchéité à l’air et l’état des menuiseries ;
- la ventilation du logement ;
- les protections solaires extérieures contre les surchauffes estivales.
Réaliser ces travaux en premier permet de réduire les besoins du bâtiment et de choisir une PAC moins puissante, mieux adaptée et potentiellement moins coûteuse.
Bien dimensionner l’installation
Le choix d’une PAC ne doit pas reposer uniquement sur la surface du logement. Le professionnel doit également prendre en compte son isolation, son volume, sa localisation, son exposition et l’organisation des pièces.
Un appareil sous-dimensionné peut manquer de puissance en hiver. À l’inverse, une PAC surdimensionnée coûte plus cher, multiplie les cycles courts et peut s’user prématurément.
Un DPE, un audit énergétique ou une étude thermique permet d’identifier les principales faiblesses du logement et de définir un ordre de travaux cohérent.
Ce qu’il faut retenir
La TVA à 5,5 % réduit le coût de certaines pompes à chaleur air/air performantes, sans condition de revenus. Elle ne doit toutefois pas encourager l’installation précipitée d’un appareil dans un logement mal isolé.
La démarche la plus efficace reste de réduire d’abord les besoins énergétiques, puis de dimensionner le chauffage en fonction du bâtiment rénové. Les conditions générales applicables aux logements et à la facturation sont détaillées sur le site des impôts.